Les Japonais paient parfois très cher… seulement pour parler avec une jolie fille (ou un beau garçon)
Saviez-vous qu’au Japon, il existe des bars où l’on vient uniquement pour boire et discuter avec une hôtesse ou un hôte ?
Ce ne sont pas des lieux réservés à une élite : des salariés ordinaires y passent après une soirée d’entreprise,
ou simplement pour chercher un peu de réconfort dans une vie professionnelle exigeante.
Qu’est-ce qu’un kyabakura ?
Les kyabakura (キャバクラ) sont des clubs où des hôtesses, souvent en tenue élégante, tiennent compagnie aux clients.
Elles s’assoient à côté d’eux, discutent, servent les boissons et créent une atmosphère chaleureuse.
Il ne s’agit pas de prostitution : c’est une forme de divertissement nocturne japonaise, fondée sur la conversation et l’attention portée au client.
Les clients paient généralement :
- les frais d’entrée,
- la “nomination” s’ils souhaitent être accompagnés d’une hôtesse précise,
- leurs propres consommations et des boissons pour l’hôtesse.
Certaines hôtesses sont étudiantes travaillant à mi-temps, d’autres en font leur activité principale.
En dehors du club, certains clients échangent des messages avec leur hôtesse favorite,
sortent dîner avant la visite au club, ou continuent la soirée dans un bar ou un karaoké.
On parle parfois de quasi-romance, un lien entretenu dans un cadre très codifié.
Il existe également une version plus légère appelée girls bar (ガールズバー) :
les employées restent derrière le comptoir et discutent avec les clients, sans s’asseoir à leurs côtés.
En vous promenant le soir dans les quartiers animés de Tokyo, vous apercevrez peut-être des enseignes lumineuses
avec les photos des hôtesses ou du personnel qui invite les passants : il s’agit souvent de kyabakura.
Les host clubs : l’équivalent masculin
Les host clubs (ホストクラブ) sont la version masculine des kyabakura : ce sont de jeunes hommes élégants
qui assurent la conversation et l’animation auprès d’une clientèle féminine.
Le quartier le plus célèbre est Kabukichō (Shinjuku),
connu pour ses néons et ses rangées d’affiches présentant les hôtes vedettes — bien que d’autres zones comptent également quelques établissements.
Le système de classement
Les hôtes sont classés selon leurs ventes mensuelles — un système également présent dans certains kyabakura,
mais qui est généralement beaucoup plus compétitif dans les host clubs.
La hiérarchie interne et la pression sur les résultats y jouent un rôle central.
Pour aider leur hôte préféré à monter dans le classement, les clientes commandent souvent du champagne
ou d’autres boissons coûteuses. Dans certains cas, le lien émotionnel réel ou perçu
pousse certaines clientes à dépenser des sommes très importantes.
Le problème du “crédit”
Dans certains host clubs, les clientes peuvent consommer à crédit, c’est-à-dire
boire sans payer immédiatement. Lorsque les montants deviennent trop élevés,
certaines se retrouvent dans l’incapacité de rembourser.
Dans plusieurs affaires médiatisées, des responsables de clubs ont été accusés
d’orienter des clientes endettées vers des “emplois” très bien payés — parfois dans le milieu de la prostitution —
pour régler les dettes accumulées. Les autorités japonaises ont depuis renforcé les contrôles,
mais certains établissements contournent encore les règles.
Une facette méconnue du Japon
Ces aspects du Japon — invisibles lorsque l’on se contente de traverser les rues de Tokyo —
font partie des anecdotes que je peux partager durant une visite privée.
Pour comprendre les codes de la nuit japonaise ou explorer des quartiers moins connus,
je crée toujours un parcours adapté aux envies et au style de chaque voyageur.
Si vous souhaitez une visite guidée francophone personnalisée à Tokyo, entre modernité,
culture populaire et traditions, n’hésitez pas à me contacter.
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